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Why younger professionals don’t want site roles anymore

Why younger professionals don’t want site roles anymore

Why younger professionals don’t want site roles anymore

Les postes traditionnels sur site perdent-ils de leur attractivité auprès de la nouvelle génération de talents ?

Pendant des décennies, les postes sur site ont été considérés comme la pierre angulaire d’une carrière dans la construction. Ils offraient une expérience pratique, permettaient de gagner en crédibilité et apportaient une compréhension approfondie de la façon dont les projets se concrétisent. Passer du temps sur le terrain était considéré comme un passage obligé pour toute personne souhaitant progresser dans le secteur du bâtiment.

 

Aujourd’hui, ce modèle est en train de changer. Les jeunes professionnels sont de plus en plus réticents à occuper des postes sur site et, dans de nombreux cas, ils les évitent activement. Cette tendance est souvent interprétée à tort comme un manque de résilience ou d’engagement, mais la réalité est plus nuancée. Le problème ne réside pas dans l’éthique de travail, mais dans un modèle professionnel qui n’est plus en phase avec les attentes des talents en début de carrière.

Des modèles de travail obsolètes en décalage avec les attentes actuelles

De nombreux jeunes professionnels débutant dans le secteur sont habitués à des modes de travail flexibles et collaboratifs. Les outils numériques, la coordination à distance et des limites claires autour des horaires de travail sont souvent la norme avant même qu’ils ne rejoignent une entreprise. Sur site, cependant, ils se heurtent à des horaires longs et rigides, à une autonomie limitée et à une culture qui associe présence physique et performance. Ce que les générations précédentes considéraient comme "payer ses droits" ressemble aujourd’hui à entrer dans un système qui n’a pas suivi l’évolution des standards professionnels modernes.

Autonomie limitée dans le travail

Les postes sur site impliquent souvent des horaires fixes, de longs trajets, des plannings imprévisibles et une résolution de problèmes réactive nécessitant une attention immédiate. Pour les jeunes professionnels qui accordent de l’importance à la flexibilité et à l’autonomie, cela peut constituer un obstacle majeur. Il ne s’agit pas d’un refus de responsabilité, mais d’un besoin de disposer d’une certaine marge de manœuvre pour concilier le travail avec les engagements personnels et le bien-être à long terme. Lorsque les exigences d’un poste paraissent écrasantes et rigides, même les individus les plus motivés peuvent envisager des parcours professionnels alternatifs.

Les barrières culturelles sur site

La culture joue également un rôle important dans le désintérêt croissant pour les postes sur site. Les environnements de chantier sont encore largement perçus comme hiérarchiques, dominés par les hommes et résistants au changement. Les jeunes professionnels, en particulier les femmes et ceux issus de parcours non traditionnels, déclarent souvent se sentir peu soutenus ou isolés. Sans modèles visibles ni culture favorisant le développement, les postes sur site peuvent sembler moins être une opportunité qu’un obstacle à la réussite à long terme.

Progression de carrière peu claire

Les postes traditionnels sur site reposent souvent sur une promesse implicite selon laquelle le temps passé sur le terrain conduira éventuellement à de meilleures opportunités. Pour les jeunes professionnels, cette promesse n’est plus suffisante. Ils souhaitent une transparence sur les compétences qu’ils développent, sur la manière dont ces compétences seront reconnues et sur les possibilités de progression au-delà du poste lui-même. Sans parcours clairement définis, le travail sur site peut sembler davantage un risque qu’un tremplin.

Rémunération et valeur personnelle

Les postes sur site sont exigeants à tous égards, et pourtant, dans de nombreux cas, la rémunération ne reflète pas le coût personnel qu’ils impliquent. Les professionnels débutants et en milieu de carrière comparent souvent les longues heures de travail, les déplacements et les environnements à haute pression avec des postes en bureau ou hybrides offrant une rémunération similaire et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. La décision d’éviter le travail sur site est souvent rationnelle, fondée sur le principe d’un échange équitable entre l’effort fourni et la récompense reçue.

Plus d’options de carrière que jamais

Le choix est sans doute le facteur le plus important. Aujourd’hui, les professionnels peuvent construire des carrières enrichissantes dans la gestion de conception, la construction numérique, le développement durable, la planification ou la gestion de projets côté client, souvent sans passer de longues périodes sur site. Le parcours linéaire « faites d’abord votre temps sur site » n’est plus dominant, et beaucoup choisissent activement des alternatives qui correspondent davantage à leurs valeurs et à leurs objectifs à long terme.

Repenser les postes sur site

Pour les employeurs, cette tendance doit être considérée comme un signal d’alerte plutôt que comme une critique de la nouvelle génération. Si les postes sur site deviennent de plus en plus difficiles à pourvoir, le problème réside dans la manière dont ces postes sont structurés et perçus, et non dans le vivier de talents. Les entreprises qui repenseront la flexibilité, la culture, la progression de carrière et la rémunération seront mieux placées pour attirer et retenir les jeunes professionnels.

 

Les jeunes professionnels ne rejettent pas les postes sur site parce qu’ils manqueraient d’ambition ou d’engagement. Ils recherchent des carrières durables, transparentes et respectueuses de leur temps et de leur développement. Tant que les postes sur site n’évolueront pas pour répondre à ces attentes, le déficit de talents continuera de s’accroître, peu importe la solidité apparente du vivier de candidats.

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